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TheSlash137
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Le début de mon roman Empty Le début de mon roman

le Ven 18 Avr 2014 - 16:26
Voilà, je me suis présenté, j'estime possible que je poste un sujet ici. Soit. Depuis 3 mois j'écris un roman fantastique (voire féerique), et je ne l'ai partagé qu'avec mes parents ou mes amis proches. Je vous balance le prologue, dites-moi ce que vous en pensez. J'en suis à 50 pages. Serait-ce possible d'adapter ce roman en RPG, sachant que je compte faire 250 pages ?

Petite précision. C'est un pauvre batelier qui raconte l'histoire, certains mots seront très "gamins".

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– Prologue –



Le monde connu n'était au début qu'une terre fertile et paisible. Aucun royaume, aucune frontière, aucun conflit. Rien qui ne pouvait dégénérer. Imaginez-vous une immense terre coupée en deux parties inégales par une mer : la mer Eldil. Maintenant, enjolivez cette terre grâce à des ajouts de montagnes, de forêts, de volcans, de marais, de crevasses, de collines, de fleuves, et tout élément géographique susceptible d'être sur une carte. Ajoutez un lac en forme de 6 à l'envers, et vous avez la carte. Peut-être pas avec les éléments placés au bons endroits, mais vous savez à peu près comment le monde que l'on connaissait se présentait. Les peuples vivaient en harmonie, et d'ailleurs, ils disaient ne former qu'un seul et même peuple, divisé en « appellations », comme ils appelaient ça, des appellations qui différencient juste leurs physiques et leurs capacités mentales. Aucun n'essayait de prendre le pouvoir sur un autre, malgré leurs différences, aucune discrimination raciale quelle qu'elle soit n'existait, ils ne se différenciaient pas des autres. Ils se pensaient tous égaux et ne jugeaient pas bon de séparer les cultures et les « peuples » comme nous les appelons maintenant.
Certains étaient mi-homme, mi-oiseau, et possédaient de grandes ailes blanches qui, en se déployant, faisaient le double des deux bras. Les personnes possédant ces ailes étaient en revanche plus petites que les autres ; ceux-ci s'appelaient les Reclus.
D'autres étaient très grands, et, détrompez-vous, c'est une énorme malchance ; ils sont tellement grands que deux étages d'une maison normale, leur paraissent n'en être qu'un seul, ceux-là s'appelaient quant à eux les Gords, mais étaient parfois surnommés « grandes gens ».
Certains avaient la capacité de se changer en n'importe quelle créature, qu'elle soit réelle ou imaginaire, pourvu qu'elle soit dans les même dimensions, et étaient certainement les plus appréciés de toutes les appellations, grâce à leur humour ; ils étaient extrêmement drôles, et savaient rire à n'importe quelle sauce, à n'importe quel moment. Ce sont les Métamorphes.
Encore d'autres, mais eux, avaient l'apparence d'arbres, et vieillissaient comme nous, et non pas comme ces derniers. Ils étaient extrêmement lents, au regard de  leurs conditions, mais étaient en revanche extrêmement intelligents. Ces gens s'appelaient les Géardors, et ce sont les seuls dont le nom a changé. Ils s'appellent maintenant les Bahs.
 Certains avaient de très longues oreilles et étaient aussi intelligents que les Géardors (ou Bahs, comme vous voulez). Ils s'appelaient les Ourals.
 D'autres sont inconnus maintenant, ils ne savent plus rien d'eux ;  c'étaient les Youas, civilisation disparue aujourd'hui.
 Il y avait aussi les Klurs, d'énormes gens, à tête et à corps d'ours, dotés d'une énorme force, et d'une intelligence égale à celle des Hommes
Et puis il y avait les hommes, êtres à forme humaine, et dotés d'intelligence... humaine.

A présent, le monde est séparé par races en royaumes.
  Étaient et sont donc sept royaumes, dont voici les caractéristiques résumées :
-Le royaume des Ourals, êtres à forme humaine, mais dotés d’une intelligence largement supérieure, et avec de longues oreilles.
-Le royaume des Gords, êtres à forme humaine, mais beaucoup plus grands.
-Le royaume des Reclus, êtres à forme humaine, mais plus petits et dotés de grandes ailes blanches.
-Le royaume des Klurs, êtres à forme d’ours, mais dotés de l’intelligence d’humains.
-Le royaume des Hommes.
-Le royaume très étrange des Métamorphes , êtres ayant habituellement forme humaine, mais pouvant se transformer en n’importe quel animal (réel ou imaginaire), pourvu qu’il soit dans les mêmes proportions.
Le royaume des Bahs (ou, anciennement, Géardors), êtres à forme d’arbre, dotés d’une intelligence quasi-égale à celle des Ourals.
Tous ces royaumes vivaient en harmonie, les Reclus et les Klurs se partageaient les montagnes, alors que les Ourals, les Gords, et les Hommes vivaient dans les plaines, et que les Métamorphes et les Bahs vivaient dans les forêts. Mais un royaume que l’on ne savait plus existant subsistait.
Les Klurs étaient d’excellents mineurs, et ont creusé d’énormes cavernes et même des villes dans leurs montagnes, tandis que les Bahs s’implantaient dans les forêts. Les Ourals construisaient des villes excellemment bien architecturées, avec des technologies extrêmement avancées. Les Reclus étaient les inventeurs du dialecte parlé dans, aujourd’hui, toutes les contrées, et certains de ces derniers avaient inventé une sorte de magie, et vivaient à l’écart des Royaumes, dans une tribu. Les Hommes, quant à eux, possédaient le plus grand royaume.
 Les Hommes dominaient tous les autres royaumes, et leur roi, descendant de la plus grande dynastie de rois de tous les  temps, qui a duré neuf millénaires, s’appelait Huron. Huron était le roi le plus avide de richesse que le monde connaissait. Il avait fait construire trois gigantesques réserves d’or dans sa ville, nommée Gueuste. Huron était, malgré ses défauts, un roi très compatissant et gérant son peuple avec fermeté, mais aussi une très bonne justice. En fait, Huron compensait la perte de sa femme par sa richesse. Sa femme était une Reclue. Il a eu un fils avec elle : Auron. Auron, étant un croisé entre un Homme et une Reclue, était légèrement plus petit que son père, mais il possédait de grandes ailes grises. D’habitude, les ailes sont blanches, mais quand un Homme et une Reclue ont des enfants, leurs ailes sont grises. Donc, Auron, était un Homme aux grandes ailes grises.
 
Le Royaume des Hommes s’étendait des forêts aux montagnes, de la mer aux plaines, et de la terre aux nuages. La capitale, Gueuste, allait devenir source de bien des conflits. La ville avait été commanditée par le roi Téron, ancêtre d’Huron, aux Ourals, et sa construction dura une centaine d’années. Les bâtiments étaient taillés au centimètre près, et magnifiquement architecturés. Les routes étaient pavées de briques, et la mer qui bordait la ville était d’un bleu profond. Le roi et ses proches vivaient dans la forteresse toute faite de briques, de bois, et d’or, située en haut de la colline dominant la ville.
 Et puis il y avait moi. J’étais un humble batelier au service de Monseigneur, chargé des transactions avec les Klurs et les Bahs. Je vivais sur la berge, avec mon bateau amarré, prêt à partir. Ma maison était une humble maison de plain pied, assez grande, certes, mais j’étais souvent en proie à des inondations.  

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J'ai copié-colle depuis word, et ça a donné ce pavé. J'en suis désolé.


Dernière édition par TheSlash137 le Ven 18 Avr 2014 - 16:46, édité 1 fois
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Ven 18 Avr 2014 - 16:43
Désolé du double post, mais ça aurait fait un trop gros message. Je vous mets aussi le début du chapitre 1, je viens de remarquer que le prologue ne dit rien sur l'histoire ^^" :

I. Le Départ


 Et c’est ce jour-ci, le jour 37 de l’an 9145, que tout commença.

 Le bruit de la pluie me réveilla. J’essayai de me rendormir, mais en vain. Je me levai, et me rendit compte que l’eau m’arrivait déjà aux chevilles. J'allai à la fenêtre, voir ce qu’il y avait dehors, et je vis un groupe de gens, venant chez moi. J'allai vers la porte, et ils toquèrent. Lorsque j’ouvris la porte, ils m’écartèrent de l’encadrement, et entrèrent.
-Mmmhh… Pas très pratique, de n’avoir qu’un seul étage, dit l’un d’eux, les pieds dans l’eau.
-Tais-toi Baldur, répondit un autre.
« Baldur » ronchonna.
-Bon, où est ce batelier ?
A ce moment, l’un d’eux regarda dans ma direction, et dit :
-Là.
Ils se tournèrent vers moi, et rirent.
-C’est ce pauvre homme habillé en paysan ? C’est comme ça qu’il paie ses habitants, notre roi?
-Effectivement, répondis-je.
-Bon, viens avec nous ! dit l’un d’eux.
-Attendez, dis-je, qui êtes-vous ? Pourquoi venez-vous chez moi, et que voulez-vous ?
-Je suis Auron, fils d’Huron, dit un homme, en enlevant son manteau. Au moment même où son manteau toucha le sol – qui n’était plus qu’eau maintenant – de grandes ailes grises se déployèrent derrière lui.
-Et moi Baldur, fils d’Erdur, le roi des Métamorphes !
Un grand homme s’approcha de moi, et enleva sa capuche.
-Je suis Thoque, chef de la légion de Gords.
Une femme s’approcha et retira son manteau :
-Quant à moi, je suis Héméra, fille d’Alré, la reine des Ourals.
-Et nous sommes le conseil des sages, enfin, une partie, dit un homme qui en enlevant sa capuche, laissa paraître une tête d’ours. Moi, je m’appelle Boyar, roi des Klurs.
Auron s’avança:
-Comment t’appelles-tu, batelier ?
-Panor, dis-je.
-Quel étrange nom, dit le métamorphe.
-Tais-toi Baldur, le tien est mieux, peut-être ? dit Auron. J’ai entendu dire que tu étais le meilleur batelier de la ville, est-ce vrai ?
-Je ne me qualifierai pas comme ça, mais…
L’homme au corps d’ours s’avança, et fit cesser tout bruit :
-Viens, nous avons besoin de toi pour nous conduire là.
Il sortit un rouleau de parchemin de sa poche, et je me rendit compte que la pluie avait cessé, car l’eau ne m’arrivait plus qu’aux orteils. Il s’avança jusqu’à la table, déroula le parchemin, et celui-ci laissa apparaître une carte. Du doigt, il me montra un point noir au nord de la carte et dit :
-Ici, c’est Gueuste.
Il déplaça son doigt du bord nord vers le coin sud-ouest de la carte, dans la mer et finit :
-Ici, ce sont les Terres Exhumées, comme on les appelle, elles ne font surface au dessus de la mer que tous les dix mille ans, et restent en surface pendant un an, tout ça depuis la chute des Youas. Et c’est ici que nous voulons aller.
-Et vous voulez que je vous y emmène ?
-Exactement.
-Et bien… mon bateau n’est pas très grand et je doute qu’il puisse vous accueillir.
-Nous y avons pensé, c’est pourquoi nous avons amené un grand et bon bateau.
-Et qu’aurai-je en échange ?
-Une place parmi notre conseil, et… qu’avions-nous dit déjà ?
-Le tiers d’une des réserves d’or de mon père, dit Auron.
Le tiers ! Pensai-je. Avec ça je pourrai me faire bâtir un château ! Je n’ai qu’à les conduire là-bas, et ensuite ?
-Et que ferai-je, une fois que nous serons arrivés là-bas ? Demandai-je donc.
-Vous attendrez près du bateau notre retour, ou bien, si vous le souhaitez, vous prendrez part à la quête avec nous, dit Baldur.
Auron chuchota à l'oreille de Baldur.
-Mais non ! Répondit-il.
-Si je puis me permettre, avançai-je, quelle quête ?
-Nous vous en parlerons en route.
-Je suis partant ! Criai-je, en pensant encore à tout ce que je ferai de cet or.
-Et bien c’est parfait, partons, repris Baldur.
Je n’eus pas le temps ranger mes affaires qu’ils m’arrêtèrent et me firent remarquer  :
-Nous avons tout le matériel qu’il vous faut, cher Panor.

 Nous traversâmes toute la ville pour arriver devant une énorme bâtisse de trois étages. Nous rentrâmes. Le rez-de-chaussée était gigantesque, il s’étendait comme trois fois ma maison, et les étages n’étaient pas moindres. Mais la plus grande pièce était le sous-sol, une énorme salle, munie d’énormes cheminées aux âtres si grands qu’on aurait pu s’y allonger complètement. Cette salle avait en son centre une énorme table ronde, autour de laquelle se dressaient des chaises – ayant, ma foi, l’air très confortable –. Ils m’invitèrent à m’asseoir sur l’une d’elles – et effectivement, elles étaient très confortables –, et ils s'assirent à leur tour.

 Une fois assis, ils m’expliquèrent leur projet :
-On raconte, selon toutes les légendes, et tous les mythes qui ont à faire avec cette île, qu’elle cacherait un énorme trésor, plus grand que tout l’or du monde, dit Baldur.
-Et, en plus de ça, il renfermerait les secrets de la grande civilisation des Youas, aujourd’hui disparue, dit Héméra. Personnellement, tout ce que je veux, ce sont des informations sur les Youas.
-Et, en plus de tout ça, c'est la seule opportunité que nous ayons d'y aller, puisqu'elle ne reste à la surface qu'un an, rajouta Auron.
-Combien de temps prendrait le voyage ? Ai-je demandé.
-Un mois, dit Thoque, en buvant sa pinte de bière.
Ah,  quand même, pensai-je.
Auron se leva :
-Viens, Panor, je vais te montrer le bateau et le matériel que nous t’avions réservés.
Il se dirigea en direction d’un couloir, dans le coin haut gauche de la pièce, et je suivis.

 Ce couloir menait à un quai, et lorsque je vis le bateau, je fus si surpris que j’en eus attrapé le hoquet. C’était un énorme bateau de deux étages, tout fait de bois d’acajou et de chêne. Nous montâmes sur le pont, et je m'exclamai :
-Il est énorme !
-Il a été construit par les Bahs, alors il est aussi extrêmement perfectionné. Viens, maintenant, je vais te montrer le matériel.
Il se dirigea cette fois dans un couloir dans le coin haut droit de la pièce, juste en face du quai, et nous entrâmes dans l’armurerie. Auron désigna du doigt un coffre et dit :
-Ouvre-le, il y a une tenue, un marteau, une épée, et un arc, au cas où tu doives de défendre.
J’ouvris le coffre, et en tirai un costume ajusté pile à ma taille. Mais ils m’ont observé, ou quoi ? Pensai-je. Je trouvai ensuite le marteau, l’épée, l’arc, ainsi qu’un carquois.
-Et comment dois-je porter tout cet attirail ?
Il rit.
-Viens, je vais te montrer. Regarde, tu mets l’épée dans le fourreau de ton costume, le carquois, tu l’accroches de l’autre côté, l’arc, tu te le mets dans le dos, et le marteau tu l’accroches à ta ceinture. Voilà.
-C’est léger, dis-je.
-Forgé par les Ourals, tout simplement ; pour eux, il n'y a pas plus simple à faire, me répondit-il.
Il me reconduisit dans la grande salle, et tout le monde me regarda, et chacun avait sa façon de le faire.
Héméra m'analysait, tandis que Baldur se retenait de rire. Il se leva, et commença à briller. Cinq secondes plus tard, il était moi. Il s'avança en se déhanchant d’une façon maladroite, et tout le monde rit, y compris moi.
-Tiens, dit Auron en me lançant une bourse, va t’acheter ce qu’il te plaît.
Je ressortis du bâtiment, et m'élançai dans la ville.

Qu’est-ce que ça va donner, toute cette histoire ? Me demandai-je.

J'allai d'abord chez le marchant d'art m’acheter une carte du monde, et j’en pris deux :la plus grande possible, me disant qu’en rentrant, je l’accrocherai dans mon futur château, et la plus petite, pour pouvoir l’emporter partout. J'allai ensuite chez le tailleur, me chercher une ceinture plus… utile, pour pouvoir y rentrer tous mes outils autres que ceux fournis par Auron.
Et pour finir, j'allai m’acheter un poignard chez le forgeron Barbe-De-Trois-Jours (personne ne connaît son nom ; c'est comme cela qu'on l'appelle),et d’ailleurs, celui-ci certifiait ses produits en criant : « Nous n’avons que du 100% forgé par les Ourals, d’ailleurs, ici, vous avez une superbe hache barbue. Et là, vous avez l’épée la plus tranchante de la décennie. ».

 Je fis un saut chez moi, et en profitai pour prendre la clef que ce vieux fou barbu, grand, chauve et édenté m’avait offerte il y a trois mois de cela en me disant : "Ce n’est pas n’importe quelle clef ! C’est une clef spéciale ! Tu verras, tu t’en serviras ! Nous serons appelés à nous revoir, d'une façon ou d'une autre !". Tu parles ! Je suis sûr qu'il l'avait trouvé par terre, ou dans une poubelle. Sur le moment, j’avais ri.

 Je retournai à la bâtisse, et allai sur le quai contempler le bateau. Ce n’était pas un bateau de pacotille, dites-moi ! Il était donc tout en bois d’acajou et de chêne, et les étages étaient séparés par d’énormes poutres de bois noir, de l’ébène, je pense. Le pont du bateau était comme quatre fois le mien, et le mât central mesurait bien dix mètres. Les voiles étaient blanches avec un symbole dessus : une sorte de rond avec une plume en son centre. J’allais rentrer dans la cale quand une main me stoppa, c’était Thoque :
-Viens, Auron te cherche, nous allons nous réunir.

Nous allâmes dans la grande salle, et effectivement, tous les membres du conseil étaient là, ils semblaient être… affamés. Des assiettes étaient posées devant chacun d’eux, et au centre de la table se trouvait une énorme cloche ; et dès que je fus installé, Auron soulevé cette cloche et dévoila un énorme sanglier rôti. Tous semblaient en extase devant ce repas, et Baldur cria :
-A la bâfre !
-Puis-je espérer de ta part un meilleur langage, Baldur, ou c’est impensable ? demanda Héméra : Baldur ronchonna.
Le sanglier était prédécoupé en six morceaux égaux, et chacun eut sa part. Il était accompagné de légumes dont je ne connaissais pas les noms.
Je me régalais : le sanglier était parfaitement cuisiné et assaisonné, les légumes étaient à la fois croustillants et fondants, à tel point que j'en demandai :
-Qui a cuisiné ?
-Boyar, dirent-ils tous en chœur, armés d’un sourire aux lèvres.
-Les Klurs ont toujours été doués pour la cuisine, rétorqua l’intéressé.
-On se demande quand même comment il fait ça avec ses grosses pattes d'ours ! cria Baldur, qui avait déjà fini son assiette. Ah, tiens, j'ai un poil sur la langue. Mais d'où vient-il, dites donc ?
Tout le monde rit. Je n'avais jamais aussi bien mangé.

 Dès que chacun eut terminé son repas, Auron se leva et dit :
-Demain matin, ici, à l’aube.
Tous se levèrent et se répartirent dans leurs chambres. Thoque me montra la mienne, et je me retrouvai seul dans une pièce au deuxième étage, grande comme trois fois ma chambre habituelle.

Désolé des pavés :S


Dernière édition par TheSlash137 le Mar 22 Avr 2014 - 15:19, édité 3 fois
Ewaldar
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Dim 20 Avr 2014 - 11:08
Je lis ceci, et j'édite mon post pour te donner mon avis. C'est à toi d'adapter et de trouver ton style, donc tu n'as pas à te justifier quant à l'utilisation de "mots bateau", bien que le héros soit un batelier  Le début de mon roman 339251 
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Dim 20 Avr 2014 - 11:37
Ouah ! Quelle imagination !
T'a du bosser longtemps pour arriver jusque la !
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Mar 22 Avr 2014 - 13:50
Salut,

Je vais faire un post distinct, comme ça, tu verras la réponse.

En tenant compte de ton très jeune âge (si correct dans le profil), c'est bon, voire très bon, car tu as déjà une certaine maîtrise de la langue française. L'utilisation des temps est correcte, car il s'agit d'un récit narré par le héros. Au niveau des descriptions et des actions, ça se tient aussi.

Certains noms de lieux sont bien trouvés, et tu m'as tout l'air d'avoir crée ou être en train de créer un bon univers, c'est un point de plus. Je n'ai pas remarqué en outre autrement de fautes, ça vient de greffer du côté des bons points.

Cependant, je pense que tu as dû lire le Hobbit de Tolkien (mais certainement voir les films), car l'inspiration n'en est que peu cachée : un jeune homme innocent, sans talent particulier part pour une quête épique où richesse est la clef de la réussite.

Le niveau litéraire n'est pas très élevé non plus, mais au vu de ton âge, aucun grief ne t'en sera fait de ce côté. Puis-tu poster la suite ou est-ce là le récit actuel que tu possèdes ?
TheSlash137
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Mar 22 Avr 2014 - 15:08
Je peux bien sûr poster la suite. Evidemment que j'ai lu Tolkien, et évidemment qu'il est ma principale inspiration, bien vu Wink. J'ai toujours été très bon en français, ce qui explique certainement tes premières phrases. Merci pour tes remarques, je poste la suite :


Code:
La pièce était énorme ! Elle était remplie de meubles plus beaux les uns que les autres, et une gigantesque cheminée chryséléphantine trônait en face du lit. Je me suis mis à penser aux récompenses que m’apporterait cette quête. Je n’avais qu’à les amener aux « Terres Exhumées », rester à côté du bateau à les attendre, puis les ramener ici, c’est aussi simple que ça ; et ma paie serait le tiers d’une des réserves d’or d’Huron, et une place au sein du Conseil des Sages, ce qui n’est pas le moindre des titres de noblesse.

 Je m'endormis alors que je pensais. Je rêvais de ma vie avant que cette troupe vienne à ma porte. Je rêvais du vieux fou qui me donna cette étrange clé ce jour-là. Je rêvais de mon tout premier voyage de la terre des Klurs à celle des Bahs. Je rêvais du port d'Erful, la capitale du royaume des Klurs, et de celui de Farmec, la capitale du royaume des Bahs. Je rêvais de mon humble et simple petite barque de batelier, lorsque je fus réveillé.

 Héméra venait de toquer à la porte en disant :
-Réveille-toi, Auron sera furieux sinon.
Je me levai, douchai –  grâce au magnifique système des Bahs pour chauffer l’eau –, et habillai en toute hâte. Je descendis les escaliers aussi rapidement qu’un écureuil affamé à la poursuite d’une noisette.
Arrivé en bas, tout le groupe était déjà en train de discuter autour de la table ronde.
Je m'assis à la seule place étant vide, et je pris part à la conversation :
-Quand partons-nous ? Demanda Thoque.
-Le moment ne se fera bientôt plus attendre, dit Héméra.
-Il ne reste plus qu’à attendre Molas, dit Auron.
-Molas ? Demandai-je.
-Ah oui, tu ne l’as toujours pas rencontré, dit Auron. Molas est un magicien Reclu.
-Un des 7 magiciens Reclus ? Ceux de la tribu nomade ?
-Effectivement. Il représente les magiciens au Conseil, et a accepté de nous accompagner pour la quête.
Un bruit sourd retentit.
-Tiens, le voilà qui arrive, dit Héméra.
Une ombre se traîna sur le sol, et dès qu’elle fut arrivée au niveau des chaises, un homme apparut.  Il avait une allure de vieillard, avec une longue toge blanche, et une canne à la main, mais dès que j’eus remonté la tête, son accoutrement changea : il passa de vieillard à grand homme, tenant une épée à la main, et Baldur s'étrangla :
-C’est une sorte de métamorphose ? La même chose que mon peuple ?
-Non, un sort de rajeunissement, dit Molas avec un grand sourire.
Auron se leva et salua Molas. Tous firent de même, alors je me décidai à lui faire une révérence, en humble batelier que j'étais.
-Voici Panor, notre batelier, dit Auron et me désignant de la main.
-Enchanté, Panor, dit Molas.
-De même, répondis-je
D’un claquement de doigt, Molas fit apparaître une chaise, et s’assit.
-Molas, avez-vous eu vent de notre quête ? demanda Héméra.
-Bien sûr, Auron et Boyar m’ont tout raconté, vous voulez aller aux Terres Exhumées, c’est bien ça ?
-En effet. Et c’est pour cela que Panor se trouve ici, c’est notre batelier, a dit Boyar.
-Et bien qu’attendons-nous, allons-y, dit Molas en se levant brusquement.
-Je crains bien qu’il en soit l’heure, dit Auron. Allez, tout le monde dans le bateau !
Nous nous levâmes tous, allâmes vers le quai, et montâmes sur le navire.
Je rentrai, cette fois, dans la cale, et je fus émerveillé. Cette cale n’était pas comme les cales que nous avions l’habitude de voir ; elle était étonnamment bien décorée, peinte, et remplie, non pas de marchandises, mais de lits. Nous allions dormir ici.
En tous cas, si de l’eau parvient à rentrer, j’aurai déjà l’habitude, donc ça ne me dérangera pas, ai-je pensé.
Je remontai sur le pont, et demandai à Auron, qui, je le crois, était le chef de l’expédition :
-Allons-nous dormir dans la cale ?
-Oui.
-Quand partons-nous ?
-À toi est l’avantage de décider.
-Maintenant, ça ne me dérange pas.
-Et bien ! Va à la barre !
Ce fut fait en un rien de temps, j’aimais tellement piloter des bateaux, mais jamais je n’avais eu la barre d’un aussi gros navire entre les mains. Je me suis rendu compte que contrôler un bateau aussi énorme n’était pas si difficile que ça. Une fois que nous fûmes sortis du quai, une énorme grille recouverte d’un drap rouge nous bloqua le passage.
-Ah, dit Auron, j’avais oublié, mon père avait fait faire cette grille pour éviter toute intrusion.
-Et que faut-il faire pour l’ouvrir ? Demandai-je.
-Ça, m'a-t-il répondu en regardant Molas et en lui lançant un « oui » de la tête.
Molas prononça une étrange formulation, et la grille se souleva d'un coup sec.
Quand elle eut fini de se soulever, la grille laissa apparaître un magnifique reflet du soleil sur l’eau verte. Nous étions dans la mer.  Une fois le navire entièrement sorti du canal, je remarquai l’énorme brouillard qui recouvrait l’eau. Je sortis la carte de ma poche, et l’étalai sur une table se trouvant à ma gauche.
-Monseigneur ?
-Appelle-moi Auron.
-Auron, dans ce cas,  pourriez-vous venir m’indiquer où nous sommes, que je me repère.
-Bien sûr.
Il s'avança vers la table et mis le doigt sur un point au sud de Gueuste.
-Là.
-Ah, la mer Eldil ; donc… bâbord !
Je tournai à gauche.

 Le brouillard m’empêchait de voir à grande distance, et je n’arrivais pas à voir où j’allais. Je décidai d’ancrer le bateau jusqu’à ce que le brouillard se dissipe.
Pendant ce temps, je me promenais sur le pont, et je remarquai qu’une chose manquait sur la proue : elle était en forme d’aigle mais... Que manquait-il ? Je ne le savais pas, mais je sentais qu’il manquait quelque chose.
-Auron, sauriez-vous ce que représente cette proue ? Demandai-je à Auron.
-L’aigle Youas, le symbole de leur civilisation.
-Et y a-t-il une chose étrange avec cet aigle ?
-Pas à ce que je sache. Pourquoi ?
-Je ne sais pas, mais je crois qu’il manque quelque chose sur cette proue.
-Si tu le dis.
J’attendis encore un peu que le brouillard se dissipe, mais il n’en avait apparemment pas envie. Je sortis l’ancre, et repris la barre. Nous n’avions pas changé de direction, alors je n'avais pas tourné. Je laissai le bateau voguer à sa guise, dans la mesure où il allait dans la bonne direction.

 Le brouillard commençait à se dissiper, et je voyais un peu plus clair. La mer avait commencé à s'élargir et je ne voyais plus de parois rocheuses sur les  côtés. Ayant l’habitude de continuer tout droit et d'emprunter le canal des Bahs, je continua. Auron me stoppa en me montrant une cavité dans la roche, à gauche :
-Prends par là, c’est un raccourci pour le fleuve.
-Ah, vous voulez passer par le fleuve ? Je pensais plutôt passer par le canal  , mais, c’est comme vous voulez.
Je tournai à bâbord, et le bateau s'engouffra dans la cavité.
Cette cavité était sombre, humide, très chaude, et la vapeur eut vite fait de nous entourer. Les parois étaient collantes et recouvertes de toiles d’araignée et des branches jaillissaient des murs ; une d’entre elles s’est fracassée contre le mât central, faisant tomber une tonne de copeaux de bois ; un me rentra dans l’œil, et j’ai dû cligner des yeux une trentaine de fois avant que ce dernier tombe. Nous continuions à avancer tranquillement, sans obstacles quand un énorme rocher se présenta devant nous.
-Comment allons-nous le passer ? Demandai-je à Auron.
-A coups de pioches et de marteaux ; il doit être coincé à cause des bords de la paroi, il faut le casser, le briser ! Boyar ! Baldur ! A vos outils, cassons ce rocher ! Toi, prends ton marteau.
Je décrochai le marteau de ma ceinture, et sautai de la proue – toujours cet aigle Youas – au rocher, suivi de Baldur, de Boyar, puis d’Auron.
Nous commençâmes à taper les bords du rocher. Il était étrangement résistant, ce rocher, nous avions beau taper les bords, aucun éclat n’en jaillissait.
-Allez ! Plus fort ! On va y arriver, dit Auron, qui ruisselait de sueur.
Boyar rugit.
Nous continuâmes à taper et, enfin, cet énorme caillou commença à se fissurer. Il commença à glisser, et Auron crié :
-Victoire, dans le bateau !
Nous sautâmes sur la proue, et remontâmes à bord du bateau.
Nous pûmes alors reprendre la route.

 Alors que nous avancions avec régularité, le bateau se stoppa.
-Que se passe-t-il encore, un autre rocher ? dit Auron.
-Je ne sais pas, répondis-je.
Auron fixa un point, et se mit apparemment à réfléchir. Un bruit retentit. Des bruits de pattes parcoururent la paroi, et une énorme araignée tomba devant moi.

Elle était ignoble : noire, toute recouverte de poils, et huit yeux rouges en plein milieu du visage ; quatre mandibules lui pendaient de la bouche, et, apparemment, elle aimait bien les faire claquer en tournant frénétiquement la tête. Je sortis mon épée juste avant qu’elle me sautât dessus, et la lame lui rentra dans le ventre, laissant couler un liquide verdâtre. Elle continuait vainement à faire claquer ses mandibules.
-Un nid d’araignées, cria Thoque en levant son épée ! Préparez-vous à vous défendre !
Auron sortit une épée blanche, recouverte d’étranges symboles. Héméra sortit un poignard, et Molas transforma sa canne en épée. Baldur saisissait sa Hache, tandis que Boyar bandait son arc. Tous avaient l’air formés au combat, alors que moi, je savais à peine balayer ma maison.

 En à peine une minute, une trentaine d’araignées étaient tombées sur le bateau.
Je remuais vaguement mon épée dans les airs, pour les inciter à reculer : en vain. Elles s’approchaient de moi, et j’en étais effrayé, alors que les autres combattaient vaillamment derrière moi. Je reculais, tandis qu’elles s’avançaient, et une toute petite araignée me tomba sur la tête, à ce moment-là, une flèche vint se planter dans sa bouche, et elle tomba sur le sol. Une araignée se jeta sur moi, et, par réflexe, je lui planté mon épée dans la gorge, et ce même liquide verdâtre en coula. Prends l’arc, pensai-je. Je laissai alors tomber mon épée et saisit l'arc qui était accroché dans mon dos, retirai une flèche de mon carquois, et bandai l’arc. Je me sentais mieux avec cet arc dans les mains : mon père m’y avait initié quand j’étais enfant.

 Une araignée se rapprocha de moi, et je lâchai la corde de l’arc. La flèche alla se planter dans un de ses yeux : elle se mit à remuer dans tous les sens en poussant des gémissements écœurants, et s'écroula. Une autre araignée s'approcha de moi. Je saisit une flèche et bandai mon arc en vitesse en direction de cette dernière. Ma flèche fonça se planter en plein dans sa bouche, au moment où elle l’ouvrait pour faire claquer ses mandibules. Elle fit la même chose que la précédente ; elle se mit à gigoter comme un poisson, puis s'écroula à mes pieds. Merci papa, pensai-je.

 A ce moment-là, ce n’était plus une trentaine, mais une centaine d’araignées qui avaient abordé le bateau. Une araignée s'approcha de moi. Là ; pris d’un courage instantané, je m'approchai d’elle, lui coinçai d'un coup de pied la tête sous la barre, et tournai la barre si fort que sa tête en implosa.

 

Voici le 1er chapitre entier. J'ai tenté de mettre un spoiler mais cela n'affichait pas le contenu, alors j'ai mis un code pour réduire la longueur du message.
marcus miragos
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Le début de mon roman Empty Re: Le début de mon roman

le Dim 3 Aoû 2014 - 19:24
C'est du boulot, et contrairement à moi, tu arrives à écrire des chapitres entier^^

Il y a des passages sympa à lire, mais d'autre au style un peu trop simple je trouve. Non pas que je te conseille d'utiliser de l'imparfait du subjonctif à toutes les sauces, mais plutôt de tourner les phrases de manières plus vivante et moi scolaire. Si tu vois ce que je veux dire bien sur!
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