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Miyu'
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[Création de personnage] Adelys Précieuse Beynac Empty [Création de personnage] Adelys Précieuse Beynac

le Lun 5 Mai 2014 - 22:58
Je pars du principe que pour une bonne histoire il faut a chaque personnage important une fiche de personnage, pour garder le fil de l'histoire sans se tromper ou créer de quiproquo que ce soit sur une date, un événement ou quoi que ce soit d'autre. Voilà une fiche de personnage :

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Adelys Précieuse Beynac

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Contexte:
Le thème de ce personnage était un vampire. C'était lorsque Twilight était à la mode donc vous pouvez y voir des ressemblances. J'ai crée ce personnage pour le fun je ne l'ai jamais vraiment joué ^^


Surnom : Adelys Précieuse Beynac est le nom que j’ai adopté il y a peu de temps pour des raisons officielles, et à la fois officieuses.  Je suis né en plein moyen âge et le seul nom que l’on m’a donné était celui d’Adelys. Les troubadours n’avaient pas le loisir d’avoir un nom de famille.
Précieuse me vient de mon père, de part une légende qu’il appréciait énormément. Précieuse est le nom d’une épée dont la légende n’est que l’éloge. Que vous trouviez ce nom incongru ne m’importe guère. Je garde ce nom en souvenir de ma famille comme d’autres porteraient un pendentif.
Adelys Précieuse avait une touche trop féminin à mon goût, c’est pour cela que j’ai introduit un autre de mes souvenirs : Celui du château Beynac, en France. Mais tout cela sera mieux expliqué par la suite.

Sexe : Masculin, What else ? 
Âge en réalité : Des décennies… Mais je n’en parais qu’une vingtaine
Origine : France.
Don : Tout les vampires possèdent une rapidité incroyable, une force inimaginable, une séduction à toute épreuve, des sens aiguisés mais certains possèdent d’autres talents. Mon ancien clan m’a choisit car j’en possédais un, j’ai un talent de manipulateur qui a augmenté après ma transformation, ne laissant quasiment pas le choix à l’autre de me donner ce que je veux…

C A R A C T E R E.  P H Y S I Q U E

Chaque vampire est l’objet de convoitise de tous, des hommes comme des femmes, des jeunes comme des personnes plus mûres. Les vampires ont tout pour séduire les humains, pour pouvoir mieux les piéger. Je n’ai pas coupé à cette règle universelle des vampires, un des seuls avantages d’être un vampire…
Mes cheveux  ont toujours été d’une extrême beauté, même si mes soins étaient quelques peu réduits dans mes années humains du fait de la mauvaise hygiène collective. Il faut avouer que l’homme à réaliser un grand exploit en inventant l’eau courante. Mes yeux ont la forme d’une amande, dans mon temps humain ils avaient la couleur du Saphir, et était incroyablement beau. Cela a sûrement joué dans mon histoire vis-à-vis de mon poids, mais c’est une époque révolue. Après avoir été d’un bleu intense, le rouge lui a succédé. On aurait pu assimiler le rouge des yeux à la couleur du sang. On aurait pu croire que la couleur variait en fonction de mon degré de faim. Si le rouge était bordeaux, il me fallait une grande quantité de sang, alors que si le rouge de mes yeux était écarlate je n’en avais pas besoin de beaucoup. A croire que la correspondance de la couleur du sang n’était pas choisit pour rien, car c’était la couleur réelle des différentes quantités de sang. Aujourd’hui, ils sont de la couleur de l’or, symbole de mon abstinence durant quelques décennies à présent…
Ma couleur de peau était originellement recouvert d’un doux hale, qui a disparut lors de ma transformation pour laisser simplement une couleur de peau sans vie, qui cachait à l’ombre des milliers de diamants. Ma peau si douce est devenue roche, résistant à n’importe quoi, et la chaleur qui l’enveloppait à laissé place à une froideur impressionnante qui en est presque électrisante pour les humains qui ne s’attendent pas à un tel changement.
Privilégiant jusqu’ici les endroits ensoleillé pour ne pas être dépaysé de mon passé, ma tenue vestimentaire était également adapté à cette situation, qui sera mieux décrite dans mes chroniques. Aujourd’hui, elle est beaucoup plus soft, je porte généralement des habits qui me mette en valeur, bien que je n’en ai pas besoin pour plaire, privilégiant le style ‘classe’ que j’affectionne particulièrement.


C A R A C T E R E.  P S Y C O L O G I Q U E
Il est difficile de vivre dans un univers peuplé d’une hiérarchie, surtout si l’on n’est pas dans la poule haute de cette société. C’est pour ça que j’ai appris rapidement et efficacement à me faire respecter pour ce que je suis. Et surtout, j’ai appris à garder l’apparence d’un respect sur les traits de mon visage en quelque occasion que ça soit. Après tout à mon époque, soit c’était ça, soit c’était la mort assurée. Malheureusement pour les personnes me croisant, il est difficile de savoir ce qu’il en est vraiment si l’on n’arrive pas à lire dans mes pensées.
Vivant dans une famille plus que modeste, j’ai appris à manipuler les personnes bien rapidement, usant dans un premier temps de mes douces années où personnes ne pouvait refuser quelque chose à un enfant, puis d’autres tactiques se sont misent en place. Usant de tout stratagème pour arriver à avoir ce que je voulais vraiment. Etablir certains plans étaient même euphorisant, malheureusement cet aspect là à totalement disparut au fils des années, laissant place à une monotonie grandissante par la perte d’enjeu. Personne n’arrivaient a faire face à ma volonté. Cette capacité là s’est quelque peu amplifiée après ma transformation, le sachant, j’essaie de ne pas en user. Sauf si j’en suis absolument dans la nécessité.
Je ne montre généralement pas mes sentiments aux humains, tout comme aux peu de vampires que j’ai eu la chance de croiser dans les régions torrides de la France. Très peu de personnes connaissaient l’existence de la petite troupe dont je faisais partit, on était des vampires incognito dans le monde des humains tout comme le monde des vampires qui préféraient largement les contrées froides pour ne pas avoir à se cacher en journée. Même si je faisais partit d’un clan, ce n’était que parce que j’étais plus ou moins attachée à une personne et non pas parce que je voulais faire partit de ce clan. Ils m’avaient choisit, et c’était à sens unique.
Si je devais résumer en quelques mots mon caractère que vous aurez tout le loisir de connaître en me croisant, j’utiliserais ces termes là : Apparence respectueux, indifférent, manipulateur, quelques peu solitaire…

H I S T O I R E

Avant :
Il est difficile de vivre dans la peur et la crainte, mais peu de gens le savent aujourd’hui et préfère mettre en avant l’époque où j’ai vécu sans rien savoir : Le moyen-âge. Ma famille était relativement pauvre comme la plupart des serf et paysans à la merci des nobles. Chaque personne vivait dans la peur du lendemain avec les revenus à payer, les mets à offrir aux nobles sous peine de mort. Mes parents n’en pouvant plus, ils dépensèrent tout leur gallons pour acheter un ours, et l’on s’est inventé troubadour, et ceux dans ma tendre enfance. Je n’ai qu’une mémoire factice de cette époque, je ne rentrerais pas dans les détails. Tout les membres de la famille, éloigné ou non, devait mettre la main à la pâte pour essayer d’avancer et de pouvoir faire une représentation le plus rapidement possible. Etant le plus jeune de la famille, on me mettait là où il y avait besoin de quelqu’un, c’est pour ça que je dus être assistant auprès du dressage de l’ours, acrobate par nécessité et je jouais de la lyre dans mes heures perdus. Cette vie me convenait au plus haut point, pour un enfant, c’est un terrain de jeu et non pas un travail.

Au fil des années, la troupe s’agrandit et parcoururent plus de territoire dans le but d’avoir les honneurs de différents Ducs, chevalier, etc. J’étais excellent dans beaucoup de domaine, mais je n’avais jamais eu un premier rôle dans les spectacles, je ne le voulais pas. Après tout nous risquions néanmoins notre vie à chaque représentation pour peu que notre hôte du jour n’apprécie pas ce que l’on fait et perdre un enfant pour une telle bêtise n’est pas tolérable. Nous avions déjà perdu quelques membres de la troupe et par conséquent de notre famille. Car au fil des années les membres qui se sont rajouté pour combler les manques, sont comme les personnes de la famille.

Lorsque nous étions dans la cour d’un des châteaux de la Loire, un messager vint nous trouver pour nous donner une nouvelle mission, encore bien plus périlleuse qu’auparavant. Le Duc Le Petit voulait avoir un Lyre pour l’une de ces réceptions, et contrairement à son nom, ce n’est pas l’un des plus petit duc de France, bien au contraire. Il est l’un des plus respecter, mais aussi l’un des plus sanguinaires. Il se trouvait que nous n’ayons pas de Lyre attitré, et que j’étais le seul à savoir manier l’instrument.

Pour ne pas condamner ma famille, je décidais du haut de mes 14 ans de partir seul à ce château. Ils ne demandaient qu’un chanteur, pas besoin de sacrifier tout le monde pour la volonté d’un martyr. J’usais de ma manipulation pour que ma famille que je ne reverrais sans doute jamais m’achète un habit pour l’occasion, prétextant qu’un bon habillement jouerais peut être en ma faveur. Les kilomètres se succédaient alors que j’usais ma voix pour sortir un son harmonieux. J’avais déjà mué, et elle s’approchait de la voix d’un ténor. Le voyage était long et les vivres s’écoulaient rapidement, mais au bout d’une semaine je fus arrivé à bon port. L’on m’accorda une nuit de repos, où j’évitai de parler, pour préserver ma voix. Le lendemain arriva avec une vitesse folle…

La cour était réuni, formant une allée jusqu’au trône du Duc Le Petit, j’avais revêtu l’habit de ma famille. La salle de réception était grande, bien plus que je ne l’aurais imaginé. Certes j’en avais l’habitude, mais jamais je n’avais parcouru encore seuls les mètres me séparant du roi qui se comptaient en dizaines. J’avais la gorge nouée, j’avais l’impression qu’aucun son n’allait sortir de mes lèvres, et pourtant tous les regards étaient tournés vers moi, les dames du château, les serveurs, , les gardes prêt à m’égorgés si jamais je n’apportais pas satisfaction, les quelques invités, et surtout le Duc ! Je sentais des gouttes se perler sur mon front au fur et à mesure que je me rapprochais de lui, quand l’un des gardes me fit signe d’arrêter de marcher, je m’exécutais aussitôt.

Je me retrouvais face devant le duc tant redouté. Il avait une carrure qui imposait de lui-même le respect, mais le fait de savoir qu’il était juge de ma vie m’empêcha de l’observer plus amplement. Ce fut une précaution qu’il m’était obligé de prendre pour être à peu près sûre de ne pas perdre pied. Je m’inclinais le plus possible devant le duc, avant de lui faire à nouveau face. Il m’autorisa la parole, c’est alors que ma voix brisa le silence pour élever les notes tant travaillé. La chanson était l’une de mes compositions, ni trop osée, ni trop classique, je me laissais bercer par les paroles pendant quelques instants, mais bien vite le silence retomba…

Quelques personnes prirent l’initiative d’applaudir, mais ils attendaient pour la majeure partie un signe du Duc. Il garda le silence, songeur devant ma prestation, je dois dire que cela m’inquiéta. Je sentais ma vie s’en aller lentement sous le poids de ce silence qui devenait insoutenable et si pesant, lorsque le Duc lui-même joint ses mains pour applaudir. Je ne pus m’empêcher de lâcher un soupire de soulagement, avant de me retirer.

Lorsque je gagnais enfin ma monture pour aller rejoindre les miens et leur annoncer la nouvelle, un messager du Duc arriva jusqu’à moi. Le Duc voulait me garder auprès de lui, j’aurais une place particulière au château et je serais rémunéré, sans peur d’y perdre la vie… C’était une offre que je ne pouvais refuser…

J’abordais déjà mes 20 ans, j’étais toujours l’un des résident du château de Beynac, celui du Duc Le Petit. Par des messagers j’envoyais quelques gallons à ma famille pour qu’il soit plus aise dans leurs mouvements restreins alors que moi je mangeais à ma faim. Mes contacts dans le château étaient amicaux, notamment avec les Dames de la cour. C’est pour ça que je savais étonnement bien tout les potins du château. Lorsque je partis en promenade dans les bois un printemps, je fus néanmoins surpris de croiser une femme. Elle était d’une beauté aveuglante, son hale pâle allait parfaitement bien avec ses beaux cheveux blond, son visage était parfait. Elle s’approcha alors de moi pour mieux savoir à qui elle avait à faire. Cette femme était accoutrée d’une tenue exquise qui était l’œuvre d’un grand couturier sans aucun doute. C’était certains qu’elle serait du minimum le titre de Dame de la cour du peu que le Duc la voyait.

Ebahit par cette créature féminine, je l’emmenais par sa volonté jusqu’au Duc Le Petit, qui fit d’elle une de ses souffifres, tout en me demandant d’où venait elle. Connaissant déjà les lieux, et ses habitants, je fus le guide de cette dame pour ses débuts, on se lia même d’une amitié plus profonde qu’avec les autres Dames jusqu’à devenir inséparable, bien que ces origines et son passé avant qu’elle n’apparaisse des bois était un mystère bien gardé.

Lors d’une de nos nombreuses promenades dans ces dits bois, je ne pus résister à sa beauté, à sa séduction qu’elle disait innocente et anodine. Après tout je suis homme, et je ne peux résister totalement à mes pulsions, et c’est pour cela que je m’étais rapproché d’elle, Gwenn. Mais sans rien comprendre, je la voyais s’éloigner à travers les bois, en marchant rapidement, me priant d’arrêter là. De ne pas la toucher, surtout pas si je ne voulais pas le regretter. Ne comprenant pas ce qu’elle voulait dire par là, je couru après elle pour l’arrêter et en posant ma main sur son épaule. Ce fut un geste que je regrettai aussitôt…

Pendant la transformation : ( 7 lignes mini)
Je ne compris pas immédiatement ce qui s’était passé à ce moment là. Je me souviens simplement que j’entendis juste un cri d’homme m’ordonnant de ne pas toucher mon amie. Pourtant je ne savais pas d’où j’entendais cet homme, il était pourtant arrivé dans un souffle posant violement sa main sur mon épaule comme je l’avais fais avec Gwen, me tirant violemment vers lui. Quelque chose se passa rapidement, mais j’étais comme paralysé ne voyant que des filins et des voix à la fois distinctes et  trop rapide pour que je comprenne la moindre petite chose. C’était comme lorsque l’on allait tomber dans les pommes, mais je n’eu pas le temps de me poser la question que je sentis une douleur dans ma nuque…

La douleur m’assaillit aussitôt, amplifiant à chaque seconde et ceux pendant des heures, des jours, des semaines, a vrai dire je n’aurais jamais su quel temps cet aspect là de ma vie a duré, tout comme  je n’aurais jamais cru souffrir autant. Etais-je en train de mourir ? Je préfèrais que la fauche m’ait déjà enlevé pour ne plus rien sentir sur ma peau, j’aurais voulu être paralysé et ne plus rien sentir. Je brûlais même, je voyais les flemmes sur mon corps et je ne pus retenir mes cris.

Personne du château n’entendais ces cris percent de leur chanteur ? Je n’arrivais pas à savoir comment je reprenais ma respiration, mes cris n’arrêtaient pas et pourtant j’avais tellement mal qu’il m’était impossible de respirer. Je voulais mourir, je voulais quitter cette terre, maintenant, et non pas plus tard en souffrant. Mais quelque chose en avait décidé autrement, j’entendais des voix malgré ma souffrance. Pour essayer d’oublier cette douleur qui m’envahissait encore et toujours j’essayais de me concentrer sur ces voix où je reconnaissais Gwenn.

Une dispute. Ils se disputaient, et j’en étais la source. L’homme était responsable de ce qui m’arrivait, il avait voulu me tuer. Pourquoi ? Au fil de la dispute, je compris que Gwenn n’aurait pas dut s’attacher tant à moi, et que je lui devais le fait d’être encore en vie. Pourquoi ? Comment ? C’est alors que la douleur s’apaisait lentement, me laissant retrouver goût à toit mes sens, qui semblaient aiguisés après cette souffrance…

Après :
Assit sur le bord de ma fenêtre, je regardais la pénombre se dissiper peu à peu pour laisser les quelques rayons de soleils envahir le ciel et éclairer la forêt qui ornait ma maison, ou plutôt Notre Maison. Ces faibles rayons de soleil qui arrivaient à percer les nuages gris annonçaient une de ces belles journées que je détestais tant. Mais la pensée que ces quelques nuages pouvaient reprendre le dessus sur le soleil, m’empêcha de perdre le brin d’espoir que j’avais de ne pas rester à la maison. Rester enfermer dans cet endroit avec le reste de la famille devenait un vrai calvaire pour moi. Il fallait que je trouve le moyen de sortir, pour braver l’impossible pour aller au travail.

Je montais rapidement les étages, avalant les marches sans vraiment m’en rendre compte, j’arrivais dans ma chambre. Elle était sobre et vide pour l’espace que j’avais. Cette pièce ne contenait qu’une armoire datant du XVIIème siècle tout comme un canapé qui me servait pour les quelques heures où je voulais me reposer et un kit d’apprenti alchimiste posé par terre, aucune photo, pas d’objets personnels ne pouvaient être recensés. Dans ce lieu, je ne me sentais pas chez moi, c’est pourquoi j’avais fait le choix de ne rien accrocher. Je me précipitai vers l’armoire pour chercher dans l’amas de mes vêtements ceux qui m’étaient nécessaire. Il fallait que je trouve LES vêtements qui pourront me faire échapper de cette prison coûte que coûte. Trouvant rapidement mon bonheur, je me revêtis d’un col roulé noir qui montait jusqu’à mon menton, d’un pantalon qui trainait par terre. D’ailleurs au boulot, mes collègues n’arrivaient pas à savoir comment mon pantalon n’était pas encore déchiré en marchant dessus. Cela alimentait les débats de tout les jours, mais bien sûr aucune des réponses qu’ils donnaient étaient justes. J’enfilai des gants, également noirs comme tous mes vêtements. Restait à cacher la peau de mon visage à l’astre de lumière. Je n’avais pas envie de revêtir la cagoule noire que l’on attribuait généralement aux voleurs, ni le voile destiné à la secte musulmane. Hé oui, pour moi toute religion était une secte, rien de plus. J’optai donc pour une sorte de chapeau mexicain qui était encore plus large. Une sorte de bandage maintenait le chapeau en place, je ne pouvais pas risquer de le perdre par un simple coup de vent, ou bien ?

Sans prendre de petit déjeuné ou m’attarder de trop dans la salle de bain, je descendis pour prendre ma voiture. Une fois à l’intérieur j’enlevai sans crainte mon chapeau encombrant pour le mettre sur la plage arrière : Les vitres étaient tout comme sur mon lieu de travail adapté à ma… Situation.
Mon look ne surprenait pas, tout le monde savait que je détestais le soleil, mais pour l’éviter avec autant d’acharnement, j’eu besoin de recourir à une toute autre excuse que la vérité : Je suis allergique au soleil, et de manière sévère voire même mortellement. M’étant allègrement renseignée sur la maladie, je pouvais parler aux gens des heures de ma maladie sans que ceux-ci ne se doute que ce n’était qu’un pure et simple mensonge. Après tout, un mensonge n’était pas si grave dans la pièce de théâtre qu’était la vie, et surtout MA vie. Qui aurait pu se douter que la petite vétérinaire du village, renfermée sur elle-même cachait un terrible secret ? Ces humains n’étaient pas capable de déduire correctement, c’était pour ça qu’une intégration dans leur monde était si simple. Ils courraient ainsi à leur perte, sans même s’en rendre compte.

Le voyage n’était pas long jusqu’à mon lieu de travail, car j’habitais la petite ville où se situait le seul un seul cabinet de vétérinaire à des kilomètres à la ronde. C’est d’ailleurs pour ça que j’étais plus ou moins connue dans la région pour mon travail. Seuls des vétérinaires incompétents venaient se plonger des les abysses de ces régions lointaines, c’est pour ça qu’un vétérinaire moyen était considéré par la population comme étant exceptionnel… Ce qui ne m’arrangeait pas énormément, vu que je voulais être aussi discret que possible.
Discret était un grand mot, car dès que je passa la porte d’entrée avec mon énorme chapeau la standardiste nommée Carmen m’interpela :

« Adelys, prépare toi d’urgence, un animal s’est encore fait écrasé et toi seule peut réaliser cet intervention, parce que Bryan… »

Je n’entendis pas le reste de l’explication qui expliquait que Bryan était en chirurgie pour enlever à un chien une tumeur qu’il avait au niveau de son tibia, que Amandine était occupée à nourrir la cinquantaine d’animaux en quarantaine, et qu’elle était pas assez qualifiée pour ça. Tout ça je le savais, tout comme j’aurais cette opération à faire, tout ce que je pus murmurer c’était : « Timing parfait ».
J’allais ainsi dans le vestiaire, pour aller enlever mes accessoires inutiles pour mettre des gants neutres, pour mettre une blouse. Mais pendant les quelques minutes où j’étais en train de me préparer, je pensais déjà à l’animal qui était à sauver. Je savais déjà, sans qu’on me l’ait dis que c’était un chat, un chat de gouttière au pelage roux. Les symptômes ? Hémorragie externe due à un choc avec une voiture, ainsi qu’une patte arrière cassée. Je savais tout ça, parce que j’en étais responsable…


۞ --- Début du Flashback --- ۞


Comme vous l’avez peut être deviné, je suis un vampire. Mais contrairement aux légendes, je suis une des seules à me nourrir exclusivement d’un sang qui n’est pas humain, c’est un choix que j’ai fais il y a quelques années de ça. C’est d’ailleurs grâce à ça que je me suis imposée une place qui n’est pas la mienne, en m’instruisant, en cherchant un emploi, et cetera…
Durant toutes les années où j’ai exercé mon métier, j’ai appris une chose : Le meilleur ennemi des animaux était les chauffards. Je décidais alors de jouer sur ce point pour satisfaire mon …Besoin, sans que ça pose un réel souci.

L’histoire de ce chat roux ne date que de quelques petites heures, quand le soleil était encore loin, que la lune régnait en maître sur notre doux domaine. Habillée d’un simple débardeur, d’un pantalon moulant et un petit sac attaché à ma ceinture, je sortis. Ces vêtements avaient l’avantage de ne pas faire de bruits, aucun fripement qui pouvait alerter notre future proie contrairement à des vêtements plus amples. Maintenant j’étais seule, la dernière de la famille à sortir dans cette nuit à la recherche d’une proie. Pour la trouver, il fallait que j’aille vers la ville, il fallait pour ça traverser un petit bout de forêt, car même si j’habitais dans la même ville que le lieu de mon travail, ma famille avait préféré nous tenir à l’écart des… Humains.

Ainsi donc je commençai mon périple à travers la forêt qui n’était pas si silencieuse que ça, car les hululements des hiboux se faisaient entendre donnant une sorte de chorale très diversifié, car l’on pouvait entendre des sons plus grave, et plus aigu selon l’âge du volatil. C’était assez impressionnant,  si c’était la première fois que l’on entendait cela. Ce chant était d’ailleurs accompagné de percussion : ces bruits venaient des feuilles des arbres qui dansaient aussi avec le vent, ou bien s’agitaient lorsqu’un oiseau venait se poser sur une branche. Peut être que les humains avaient du mal à l’entendre, mais l’ouïe plus pointue des vampires pouvait facilement déceler tout ces petits bruits, tout comme chaque mouvement des habitants terrestre de la forêt qui participaient à cet orchestre, rien qu’en marchant sur le chemin de terre, leurs pieds rencontrant quelques fois une pierre qu’elle projetait involontairement, ou même en marchant sur les quelques feuilles mortes précoce de l’automne, ou même sur les petits branchages. Il fallait des sens aiguisés pour distinguer cela, pour savoir trouver une proie digne de ce nom. D’ailleurs, j’ai déjà goûté à quasiment tous les animaux de la forêt, mais bizarrement une espèce au sang plus gouteux, plus sucré que d’autres, et c’est cette espèce que je chassais cette nuit là. Habitant aux côtés des humains, je devais m’approcher de la lisière de la forêt sans être aperçue par un homme, ou une femme d’ailleurs. Le seul désavantage que j’avais était ma peau blanche comme du lin, qui luisait aux lueurs de la lune. Je devais rester à couvert tout en capturant ma proie. La vitesse et le silence était un énorme avantage pour les vampires, mais après tout il leur fallait bien une petite compensation pour espérer se nourrir, non ?

Un bruit, des petits pas saccadés et légers se firent entendre à la vampire. D’après les petits tapotements sur la terre si rapproché les uns des autres c’était un quadrupède. La chance était peut être de son côté ce soir. Je glissais silencieusement sur la terre pour m’approcher de la lisière de la forêt pour voir l’animal. Un chat d’une couleur claire comparée à la nuit qui avait conquit les maisons. Il était roux. En quelques instants j’avais le chat dans les bras, et allait de nouveau en dessous des arbres pour m’éloigner des habitations. Le chat miaulait inévitablement, mais je ne pouvais pas attendre, ma soif était énorme, acérée par ces cris de détresse. Je me penchai vers lui, ouvrant ma bouche qui ne cachaient plus mes deux crocs. Au contact des poils de l’animal, mes crocs étaient déjà en train de morceler la peau de l’animal pour trouver un vaisseau sanguin dans son cou. C’était une affaire de quelques secondes, rien de plus. Bien entendu le chat ne se laissait pas faire, et plantait ses griffes dans ma peau blanche, mais la douleur ne se faisait pas sentir, j’étais trop absorbée par la chaleur du sang qui envahissait ma bouche, ma gorge. Quel bonheur de pourvoir épancher sa soif après des heures d’attente… Mais maintenant laissons place au maquillage du crime.

Je détachais le petit sac de ma ceinture tout en maintenant fermement l’animal qui se débattait moins dut à la perte de sang, mais le volume du liquide de vie perdu ne lui était pas fatal, je le savais mais il fallait agir vite. Je lui posais un morceau de sucre dans sa bouche pour qu’il récupère un peu et je sortis une aiguille de ce sac. Je lui piquais sa patte arrière pour l’anesthésier, c’était nécessaire pour le maquillage sans que le chat n’ait trop mal. Puis vint le moment le plus redouté à chaque mascarade, cette où j’avais le plus de mal à le réaliser, mais il le fallait. Je sortis un couteau et j’effleurais sa peau pour lui taillader à quelques endroits stratégique, puis avec un bâton, je lui cassais la jambe, bien entendu le chat ne sentait rien… Pour le moment.

Il fallait maintenant approcher une route, n’importe laquelle tant qu’elle n’est pas trop proche de la maison. Je posai délicatement le chat en bordure d’une route pour le moment déserte et je retirais de mon sac un dernier ingrédient indispensable au maquillage du crime : Une gourde qui contenait le résultat de mes expérimentations d’alchimistes de la nuit. Un liquide qui ressemblait au sang, seule l’odeur et le goût divergeaient un peu, mais les humains n’étaient pas assez doués pour le percevoir. On pouvait les manipuler comme on le voulait ces idiots. Je versais à peu près le même volume de sang que j’avais avalé sur la jambe de ce pauvre animal, ainsi personne ne penserait à un vampire. D’ailleurs la trace des crocs n’était pas visible sur l’amas de poils qui constituait le pelage rouquin.

Mon crime était maintenant achevé, c’est pour ça que je rejoignais ma demeure avant que le soleil ne se lève et que la circulation se fasse dense et qu’on découvre le corps.


۞ --- Fin du Flashback --- ۞


Peu de temps après, je retrouvais le chat que j’avais abandonné plus tôt sur le bord de la route, couché sur la table d’opération. Ce que personne ne savait, c’était que c’était une blessure superficielle même s’il y avait apparemment beaucoup de sang sur la route. Et malheureusement je me retrouvais avec la stagiaire. Je ne pouvais pas le soigner correctement si elle était là à observer tout les mouvements que je faisais.

* Quel abruti l’a mise avec moi ce matin alors que ça n’était pas prévu comme ça la veille !*

Hé oui, comme vous pouvez le constaté je suis très pointilleux pour me permettre de survivre malgré ma différence. C’était peut être Carmen, qui pensait qu’elle en apprendrait d’avantage à mes côtés qu’avec l’autre qui faisait une ablation d’une tumeur, ce qui n’était pas si courant. Il fallait que je trouve le moyen de l’éloigner, au moins quelques instants. A ce moment là je me maudissais de n’avoir pas intégré son prénom, tant pis, elle n’osera plus être avec la chef qui a la tête haute. Mais avant que je puisse placer une phrase, elle prit la parole:

« Encore une chance que ce chauffard n’ait pas réussi à le tuer comme les autres, d’ailleurs tu sais si la police avance sur ce sujet ? C’est bizarre tout de même qu’il ne s’en prenne qu’aux chats, tu ne…
- Hé toi ! La stagiaire, oui.  De un, je n’aime pas qu’on regarde mon travail, et de deux je ne supporte pas qu’on me déconcentre durant une opération alors je vais te demander, non plutôt exiger de toi que tu ailles téléphoner à la SPA pour voir si cet animal appartient à quelqu’un.  Ou sinon rejoins Bryan dans la salle 2, mais tu ne reste pas avec moi.» dis-je d’un ton sec qui la dissuada de toute réponse.

Un bref regard en sa direction m’indiqua qu’elle était furieuse contre moi, et elle s’en alla rechignant sa colère au fond d’elle-même. Mais après tout c’était elle qui m’avait donné une excuse pour la virer, elle n’avait qu’à s’en prendre à elle-même.
La suite de l’opération se passa tranquillement en solitaire. Le chat avait une attelle à la jambe et alla rapidement rejoindre Amandine aux niveaux des cages pour qu’elle le nourrisse. La suite de la matinée se passa sans imprévu. Ce midi là, j’étais de garde pendant que les autres allaient manger avec leur famille ou entre collègue. Laisser un vétérinaire agrégé faire la garde à la place d’assistants soulignait le manque vétérinaire dans le coin. A vrai dire, ça me permettait de vaguer à d’autres occupations que ceux de vétérinaires, pour laisser le vampire agir et faire quelques prises de sang sur les animaux les mieux portants, ou plutôt les chats mieux portants.

Après cette petite infraction à la règle d’un vétérinaire digne de ce nom, je retournais dans mon bureau, pour en sortir une petite tasse de thé. Tout le monde savait lors des pauses que je ne buvais que du thé et non du café comme la plupart d’entre eux, mais peu savait que c’était ce même thé qui agrémentait mon repas. Dans un des tiroirs se trouve un objet que les humains utilisent de temps en temps, pour garder un liquide au chaud, une thermos. En réalité, j’en possédais deux : Un remplit de thé de chine d’un rouge impressionnant, l’autre du sang. Bien entendu par un tour de passe-passe réalisé grâce à une improvisation de tous les jours, les humains pensaient que je buvais du thé alors que je me désaltérais avec du sang…
Je dois néanmoins vous apporter quelques autres indications qui sont pour moi nécessaire de vous expliquer pour ma conscience. Ma soif est parfois si intense que je ne peux pas m’empêcher de tuer l’animal la nuit. Cela me chagrine. Certes j’ai choisis ce métier pour pouvoir compenser mon pêché par le sauvetage d’animaux, mais chaque animal que je blesse ou que je tue est pour moi un calvaire, un supplice inimaginable. D’un autre côté je me dis que vaut mieux ça que de devenir un mangeur d’homme comme le reste de ma famille. Après tout, je sauve des animaux, et j’abrège les souffrances de ceux qu’on ne peut pas sauver alors que ma famille n’attend que le soir pour partir à la recherche d’inconnus qui leur servira de festin. Certes, l’on ne pas choisit ce que l’on est, Je suis née vampire, d’autres sont nés avec un handicap majeur, ou avec le SIDA, mais il faut apprendre à vivre comme tout autre humain en y intégrant notre différence. C’est d’ailleurs cette différence qui nous forge notre caractère et qui nous donne de la force pour avancer.

En parlant de force, je dus en faire appel cet après midi là. Je ne savais pas à quoi je devais m’attendre en rentrant, mais sans doute pas à ça. Comme plusieurs fois dans la semaine, je finissais tôt mon travail, et je rentrais aussitôt avec la même mascarade du chapeau, des gants et autres accessoire qui faisait partit de ma vie. J’étais à peine sur le pallier que je sus que quelque chose se tramait, toute ma famille m’attendait derrière la porte. Je pris mon courage à deux mains et j’entrai dans la maison de la torture.

Ma famille ne supportait pas l’idée que j’étais un vampire ‘végétarien’, A chaque occasion ils essayaient de me ramener à leur « Noble » cause qui était d’éliminer un maximum d’humain pour que les vampires puissent régner tranquillement la nuit sans avoir peur de se cacher. Lorsque je me retrouvai devant mon ‘frère’ et mes ‘parents’, je sentis que j’avais loupé à une réunion de famille qui était loin d’être anodine. Qu’allais-je encore devoir braver après une journée de travail, alors qu’eux se contente de rester la journée à la maison ? La réponse ne se fit pas attendre : Dès que j’eu fermé la porte derrière mois, mon frère disparut dans le couloir et le chef de famille prit la parole :

« Adelyss, nous avons prit une grande décision à ton encontre. Nous ne pouvons plus tolérer ta… Différence.
-Père, sache que ce n’est pas à toi de décid…
-STOP ! Laisse-moi parler. Ais au moins un peu d’estime pour celui qui t’as créé. Nous ne pouvons pas nous permettre que des vampires d’autres contrés viennent dans notre région pour voir la fille par curiosité. Tu es la honte de notre famille, et la honte de Notre Clan ! » Son regard était sec, et son ton grave prenait toute son ampleur et aggravait même la situation. Malgré cela je ne devais pas me prendre au jeu. Ma posture ne trahissait pas l’envie que j’avais de me défendre comme une furie, ni même mon envie de crier pour me défendre. Non ils auraient été trop contents pour ça. J’optai pour un ton calme, et sans crainte pour leur demander ce qu’ils avaient décidé, la réponse ne se fit pas priée.

« Tu déménages d’ici, et tu vas vivre ailleurs. Ton frère est allé mettre tes affaires dans ta voiture »

La phrase était lancé, ou plutôt balancée et je le ressenti comme un boulet de canon qui me frappa. Trahison. Je n’avais aucun moyen de me défendre, ils étaient 3 face à moi, et je ne pouvais pas lutter, je savais qu’ils useraient de la force si jamais je ne faisais pas ce qu’ils voulaient. Ces vampires qui se tenaient devant moi étaient dans la maison que j’ai payé avec mon boulot, ils ne faisaient rien pour m’aider bien au contraire. J’avais envie de pleurer, mais comme tout autre vampire, aucune larme ne pouvait être versée. Pour extérioriser toute cette tristesse qui était en moi par un autre recours que les larmes, peut à peu ma tristesse laissa place à la colère. J’étais comme oppressée dans mon âme, sachant que tout ce que je pouvais dire dans les secondes, minutes ou même années à venir n’y changeraient rien.

Sans mot dire je sortis de chez moi, claquant la porte et contrairement aux attentes de ma famille, je ne pris pas la voiture, mais je couru à travers la forêt. Courir avait quelque chose d’apaisant, ou plutôt c’était la sensation du vent qui se frottait sur ma peau que j’appréciais. D’ailleurs plus je courrais vite, plus cette sensation me faisait du bien, me détendait et me relaxait. C’est étrange à décrire comme sensation, mais c’est comme lorsque, vous humain, prenez une bonne douche chaude. Malheureusement ou heureusement je ne sais pas, je me retrouvai bien rapidement à quelques kilomètres de chez moi, la rapidité des vampires avait fait son petit effet et ce n’est qu’après une ou deux heures que je daignai regarder autour de moi. Ma colère s’était apaisée grâce à ces quelques enjambées. Ainsi donc j’étais atterri à près de la route menant à Vertain, et pour être sûre de ne pas succomber à une colère intense qui pourrait être fatale aux humains je décidais de longer la route, cette fois avec une marche lente pour calmer ma respiration qui était plus due à la colère qu’à l’effort.

Le soleil était encore haut dans le ciel, et la circulation était fluide, et malgré cela, un véhicule ralentissait pour s’arrêter à mes côtés. Curieux de cette attitude, je tournai ma tête vers le chauffeur et là, je ne pus qu’être figé. Peut être même avais-je la bouche bée face à la beauté de cette humaine. S’en doute avait-il observé la décomposition de mon visage, car elle mit quelques secondes avant de parler. Durant ce petit laps de temps je pus l’observer à loisir : Elle était brun, ses yeux étaient d’un vert pénétrant, son visage semblait sortir des livres de romance qu’on ne pouvait qu’imaginer de la part des humains tellement cela semblait si parfait, et son sourire si charmeur qui me regardait…

« Puis je vous demander où se trouve le cabinet vétérinaire de Voiron, s’il vous plait ? »

Son intonation n’était pas de la région, mais elle était agréable à entendre. C’était comme si un anglais entendait un français parler et disait ‘It’s so cute !’ Peut être plaisantaient ils, mais moi pas. Rien qu’à ces quelques mots je pus vous dire qu’elle aurait fait un parfait Soprano. Hum… Que demandait-il déjà ? Le cabinet vétérinaire ?! Je repris quelques secondes pour reprendre ma contenance et lui donner une courte réponse.

« Heu, je peux monter ? C’est à cet endroit que je vais en réalité »

En guise de réponse elle déverrouilla la porte passagère pour que je puisse m’y installer. Durant le trajet on fit connaissance. Il se trouvait que cette femme, une dénommée Ambre, allait prendre un poste à pourvoir au cabinet, et il était apparemment tout comme moi vétérinaire diplômé dans la ‘même’ école, mais pas du même temps. Ce choix de métier ajoutait encore d’autres qualités à son humour, sa gentillesse, son intelligence et sa beauté. Contrairement à toute autre personne, je me sentais bien à ses côtés, et le silence auquel j’avais recours lorsque j’étais en compagnie d’humain semblait s’être envolé.

Ma vue était jusque là tournée vers la route, où je lui indiquais le trajet à suivre, mais lorsqu’on fut arrivé à Voiron je me permis de l’observer encore plus en détail. Ses cheveux mi-long étaient raides, j’avais envie d’y plonger mes mains. Ses yeux que j’avais envie de ne plus quitter, ils ressemblaient à de l’émeraude, ses joues que j’avais envie de caresser, et son cou qui avait une parfaite forme pour le mordre… Non. Je ne pouvais pas. Il fallait que je me contrôle comme je l’ai toujours fait. J’avais apaisé ma soif l’après midi, mais aucune raison que j’ai la nécessité de boire maintenant. Malheureusement mon envie avait remarqué la proie facile, et si merveilleuse qui était à mes côtés, juste à cet instant. J’avais envie de boire son sang, de m’en régaler comme si c’était le meilleur met au monde. Mon côté humain que j’avais acquis au fil de mes années végétarienne était tombée amoureux de son charme, et voulait empêcher mon côté vampire que ces attraits réveillaient, me brulant ma gorge.

Il fallait que je pense à autre chose, que je m’en aille. Ma parole et mon sourire qui m’avait accompagné durant le trajet avait fait place au silence et à la crispation. Ambre ne se priva pas pour le faire remarquer… Encore une qualité : La franchise ! Malheureusement dans l’état où j’étais je ne pouvais pas être franche envers elle, peut être même jamais…

« Ambre, laisse-moi là. J’ai oublié quelque chose chez une amie qui habite juste là. Le cabinet est tout droit, tu ne risques pas de te perdre. »

Mes paroles ont été rapide, peut être même trop rapide pour qu’il comprenne l’ensemble. Je n’osais pas le regarder en face, mais simplement imaginer son regard accusateur, ou perplexe posé sur moi me faisait envie de le mordre, plus que le désirer humainement. Il fallait que je sorte de son emprise et c’était la seule alternative que j’avais trouvé. Ce qui est médiocre je sais. Mais j’étais dans l’incapacité de réfléchir en ce moment.

« Tu veux que je t’attende ? Ca ne devrait pas…
-Non. »

Son ton avait été tendre, même suppliant. Ce n’était pas possible, mon esprit devait obligatoirement jouer en sa faveur. Mais ma réponse avait été si rapide et sèche que je n’avais pas eu le temps d’être influencée par ce ton, mais après coup…
Je me rongeais intérieurement entre la raison et mon envie qui ne faisait que croître, mais le ralentissement de la voiture me libéra quelque peu l’esprit. J’allais pouvoir enfin quitter la tentation. Pendant le ralentissement de la voiture, Ambre me parla encore une fois, avec un ton qui était résigné.

« Bon alors je te dis à la prochaine, au cabinet ! Peut être qu’on pourra aller boire un verre un de ces jours ? »

Je ne m’autorisais pas de réponse. Et dès que la voiture s’était arrêtée, je me précipitais vers la maison que j’avais désignée avant d’aller me cacher à un endroit qui était hors de Son champs de vision. Il était moins une. Je couru m’isoler dans la forêt, quelques heures pour me ressourcer et essayer de passer mon envie de me régaler de sang humain. Il fallait que je trouve le moyen de ne plus Le voir. Mais une solution de facilité m’avait été désignée depuis l’après midi. Cela devait arranger tout le monde.
Il devait être plus de minuit passé quand je me fus calmé, je rentrais donc chez moi pour aller dans ce qui me restait de chambre. Les autres membres de la famille était partit en chasse, ce qui me donnait le champ libre. J’écrivais une lettre à l’intention de mon cabinet, pour laisser une place à un potentiel autre vétérinaire, je devais quitter la ville, la région. Peut être même de pays (encore une fois), mais cette fois seule.

Assit sur le bord de ma fenêtre, je regardais la pénombre se dissiper peu à peu pour laisser les quelques rayons de soleils envahir le ciel et éclairer la forêt qui ornait ma maison, ou plutôt Leur Maison. Ma famille n’allait pas tarder à rentrer, c’était l’heure pour partir. Le ciel était beaucoup plus nuageux que la veille : On ne voyait pas le soleil. Je pus sortir sans vraiment avoir d’accessoire, et je montais dans ma voiture bien chargée. Après avoir déposé une lettre au cabinet je me dirigeais vers la sortie du village pour me diriger simplement… Ailleurs.
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le Mar 15 Juil 2014 - 19:52
Je fait un petit up ne considérer pas ceci comme du nécropost par ce que ma copine est frustré d'avoir eu aucune réponse du moins j'en suis presque certain :p de votre part, maintenant que la plus part des gens sont en vacances comme d'autre non j'ai décider d'uper le sujet seulement maintenant.  [Création de personnage] Adelys Précieuse Beynac 522164 Qu'en pensez vous? l'histoire est tel bien tournée? n'est pas trop cliché ? etc etc ? si vous pouvais nous donner vos avis ça serait très gentil  [Création de personnage] Adelys Précieuse Beynac 621135 
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le Mar 15 Juil 2014 - 23:49
Je dois avouer pas avoir tout lu me suit arrêter après le flashback.

Déjà le personnage est plus "abusé" que la moyenne. Si j'obtiens ce que je veux de qui je veux, y a aucun intérêt de commencer la partie, c'est pile poil le caractère chiant qu'on peut faire à un personnage.
Les caractères sont bien décrits, tellement qu'on y a quasi le résumé entier de son passé, ce qui rend la suite moins attirante.

La partie "Avant" est sympa, elle explique bien comment il est devenu un vampire, on est bien transporté et y a de bons détails puis on esquive 6 ans d'ennuie à lire.
C'est là que ça devient bizarre. La période de transformation fini carrément en queue de poisson surtout vu le début de la partie "Après". Y a un passage à vide. Genre on sait juste comment il a souffert allongé sur un lit (pas du tout intéressant) mais on sait aucunement comment il a vécu la transformation alors que ça serait, à mes yeux, la partie la plus intéressante à lire.
Au lieu de ça, on a flashback d'une scène qui s'est passé y a moins d'une journée complète du début de la partie "Après" qui aurait très bien pu être faite sans flashback au final. J'ai lu le petit paragraphe qui reprenait où en était l'héros (parfois mis en féminin "la vétérinaire", si il se fait passer pour une fille, ça passe mais qu'il se disent à lui même "’j'étais plus ou moins connue" c'est à douter de son sexe) puis me suis arrêter.




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le Mer 16 Juil 2014 - 0:08
@Asagi a écrit:J ma copine est frustré d'avoir eu aucune réponse 

Totalement faux.

J'ai écris ça il y a des années, ça importe peu et avoir des avis ou non ne changerait rien vu que mon niveau n'est plus le même. J'ai simplement posté parce que Asagi voulait que je le fasse et qu'il me disait que j'aurais pleins de réponses. Du coup je le tauntais sur le fait que je n'en avais pas mais franchement je m'en vous royalement x)

Cependant merci Gelarto pour ton analyse pertinente je prends ça en note si je voudrais améliorer un jour ce personnage (ce que je doute). Après j'avoue avoir changé le sexe de mon personnage (pour X raison) et certains accords sont passé entre les mailles du filet.

Ne vous donnez plus la peine de répondre si vous ne voulez pas, c'était juste pour le plaisir du lecteur (si plaisir il y a) surtout que je n'aurais plus le net un moment donné donc ne vous cassez pas la tête ^^
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