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Idylle
Idylle
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Date d'inscription : 09/04/2014

On aligne des mots sur une feuille, et ça fait une histoire. Promis. Empty On aligne des mots sur une feuille, et ça fait une histoire. Promis.

le Mar 22 Avr 2014 - 14:12
Oui bon, on va dire que j'ai pas forcément beaucoup d'imagination pour les titres, hein. Enfin, ce n'est pas vraiment pour bavarder sur le sujet que je poste ici, à vrai dire. Mais plutôt pour vous partager certaines choses que j'ai eu écrites, étant donné que c'est mon principal passe-temps, voir même plus, une passion.

Le texte suivant est le début de ce que j'avais prévu pour le NaNoWriMo 2013 (NaNoWriMo, ou mois national d'écriture de roman (National Novel Writing Month), est un projet d'écriture créative dans lequel chaque participant tente d'écrire un roman de 50 000 mots - soit environ 175 pages - en un seul mois. -merci wikipédia). Je ne l'ai jamais continué ni réellement terminé, à cause de certaines circonstances fortuites, d'une part, et parce que je suis tombée malade, au point de ne pas pouvoir me concentrer sur l'écriture. Et sur le moment, n'étant pas très satisfaite de mon écriture, je m'étais dis que ça ne valait pas la peine de continuer.

Enfin, malgré tout, j'ai fini par relire ce que j'avais écrit, et cela s'est avéré bien moins mauvais que dans mes souvenirs, d'où mon envie de le partager. Hésitez pas à faire des commentaires ou critiques dessus, je ne suis jamais contre tant que c'est constructif ~

***
The Murder Business

1. Not My Problem

« Le contrat spécifiait qu’on devait le tuer sans bavure. »
Un regard en biais lancé en direction de la voix, et un haussement d’épaules désinvolte. C’était l’unique réaction qu’elle était capable d’obtenir depuis que le patron avait décidé de les faire travailler ensemble. Oh, le mépris que son partenaire pouvait éprouver à son égard, et pour des raisons qu’il ne prenait même pas la peine de cacher, ne la touchait pas tant que cela. Brandy avait connu pire, et surtout, elle se considérait au-dessus de cela, préférant laisser aux humains le soin de s’arracher les cheveux sur de telles futilités.

Connor Buckley n’était pourtant pas un mauvais type. Juste trop méfiant envers tout ce qui n’était pas de chair et d’os, et affichant un certain dégoût pour les androïdes, principalement. Surtout ceux comme elle. Parce qu’il avait beau l’observer sous toutes ses coutures, la scruter du coin de l’œil alors qu’elle s’activait à faire entrer le corps dans un conteneur rempli d’acide, le trentenaire avait bien du mal à lui trouver le moindre défaut qui la dénoncerait en tant que machine, ce qu’elle était réellement. Autant dire que c’était inquiétant, ces êtres devenus presque les égaux des humains. Effrayant également. Et à ses yeux, le progrès était allé trop loin. Un avis que la masse réfutait, évidemment.

« Il faut que quelqu’un surveille le couloir. »
La voix de la brune, une fois de plus, venait de le sortir de ses pensées. Il haïssait ça, voir le cours de sa réflexion bien huilée être dérangé. Il n’avait jamais supporté cela. Et au fond, c’était bien idiot, cet inconfort qu’il ressentait en sa présence. Un fait que sa partenaire n’avait pas eu de mal à remarquer, une fois de plus. Que ce soit ses capacités d’analyse –qui n’avaient rien d’humaine, quoi qu’on en dise- ou juste sa façon de la regarder. Et une fois encore, elle ne comptait pas se vexer de si peu. Ils avaient mieux à faire. Comme disposer du corps de leur cible, emporter des preuves pour leur client et empocher la somme convenue. C’était aussi simple que cela, être membre de l’Agence. Enfin, façon de parler. Le business lui, était plutôt simpliste. Tuer et se faire payer pour. Et dans une ville telle qu’Elysium, ça n’avait rien de particulièrement choquant. Une norme trop rapidement acceptée par cette société qui n’avait aucun mal à fermer les yeux sur certaines choses. Trop facilement.

Se laisser donner des ordres par une boîte de conserve ? La blague. Pourtant, quoi qu’il puisse en dire, il avait malgré tout obtempéré, allant se poster dans le couloir. L’équipe de nettoyage n’allait pas tarder à arriver, étant donné le dérapage inattendu qui s’était produit dans la chambre d’hôtel. Il avait pourtant prévenu. Il préférait agir au feeling. Et tant pis pour les demandes spéciales des clients. Les nettoyeurs étaient là pour s’occuper des taches, après tout.
Au fond, ce n’était ni les clients, ni même sa nouvelle coéquipière qui provoquaient toute la rage qui lui bouffait les tripes en ce moment même. Non, c’était autre chose. Des souvenirs portant le visage de Pete. Ce putain de mauvais choix et l’issue dramatique qui en avait découlée. Son partenaire et meilleur ami avait perdu la vie, et aujourd’hui, voilà qu’il devait le remplacer. A croire que le patron, malgré tout le respect que le tueur avait pour lui, n’en avait rien à faire. Oui, ils avaient déjà eu cette discussion, et il savait très bien qu’après trois semaines d’inactivités, il devait le faire. Sauf que ce n’était pas si facile, oh non. Et le simple fait d’y penser le plongeait dans une sombre colère, n’arrangeant aucunement ses relations avec la machine bien trop vivante qui se tenait dans la pièce d’à côté. Machine d’ailleurs qui finit par se pointer auprès de lui, arrachant à l’homme bougon un sursaut et un semblant de juron.

« J’ai terminé. » Un claquement de caoutchouc, elle venait de retirer ses gants. « Vázquez et Cooper ne devraient pas tarder à arriver. »
Et autant dire qu’ils auraient bien vite terminé. Après tout, ce n’étaient que quelques taches de sang et un peu de cervelle éparpillée. Rien de bien terrible, d’autant plus qu’ils avaient vu pire. Bien pire, oh oui. Enfin, elle ne s’en faisait que très peu, ce n’était qu’un détail futile. Tenant d’une main son dispositif de communication portable, une fine plaque de verre et de nano circuits mêlés, affichant tout le nécessaire. Et les clichés s’affichant sur l’écran aux reflets bleutés seraient certainement des preuves suffisantes pour leur client. Et quel client ! Un riche entrepreneur désireux de calmer les ardeurs de son collaborateurs, et ce de façon on ne peut plus… Définitive. Autant dire qu’en faisant appel à eux, il avait touché le gros lot. Après tout, l’Agence était réputée pour son efficacité. Pour peu que l’on ait une belle somme d’argent à avancer, cela allait de soi. Tout travail mérite salaire, comme on dit.
Clash
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On aligne des mots sur une feuille, et ça fait une histoire. Promis. Empty Re: On aligne des mots sur une feuille, et ça fait une histoire. Promis.

le Mar 22 Avr 2014 - 19:55
Ca m'a beaucoup fait penser à une scène du film Léon, ou Nikita je sais plus trop, ces deux films se mélangent dans ma tête...

C'est agréable à lire en tout cas. Tu comptes continuer? Smile
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