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Pharazon
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Stikars : Opuscules I, II et III Empty Stikars : Opuscules I, II et III

le Dim 27 Nov 2011 - 21:20
Bonsoir tout le monde.
Progressant dans le scénario de mon projet Incolore, je me suis souvenu d'un texte que j'avais rédigé il y a du coup quelques temps, sur mon premier projet (pour l'instant mis en pause), à savoir Stikars. C'est un prologue permettant de situer les évènements passés, afin que le joueur comprennent bien l'étendue de l'univers dans lequel il va évoluer.
Par ailleurs, comme ce prélude est destiné à être intégré dans le jeu, à la manière d'une fable, ou d'un livre sur les histoires du passés, il est rédigé d'une manière assez romanesque, et découpée en plusieurs parties, appelée Opuscules.

Bref, afin que ces dernier ne tombent pas dans l'oubli, et pour me motiver à progresser, je vous propose les deux premiers Opuscules (le troisième n'étant pas terminé, à cause du scénario non rédigé sur papier).

Bonne lecture. Smile


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Premier Opuscule

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Il y a de cela plusieurs centaines d’année, le monde n’avait rien de commun avec celui d’aujourd’hui… Les hommes, orgueilleux et avides, avait fait de Terravictus leur propriété ; une terre où ils étaient les maîtres. Ecrasant les autres sources de vie, et éliminant les potentiels prédateurs, l’homme façonnait le monde au gré de ses envies.

En imposant des villes et des villages, la race humaine prospérait de plus en plus rapidement. Les quelques millions d’individus qui peuplaient au départ cette terre, devenaient des milliards. Ils bâtissaient, construisaient, détruisaient, reconstruisaient, inventaient et expérimentaient, encore et encore, inlassablement, étendant leur suprématie sur les autres sources de vie.
Intelligent, l’homme avait réussi à maitriser les éléments. Le feu en était le premier. Puis vint l’eau, la terre, le bois et le métal. La technologie avait pris le dessus sur les autres institutions. Rien n’était plus important que la compréhension de chaque chose, permettant à l’homme de surpasser son droit.
Ainsi, celui-ci acquérait chaque jour un peu plus de puissance : Il avait vaincu la maladie, augmenté l’espérance de vie, accompli des exploits tel qu’il pouvait voler comme un oiseau, nager comme un poisson et même marcher sur les lunes et les planètes avoisinantes.
La technologie avait atteint un niveau excessivement élevé, si bien que l’homme était sur le point de maitriser une des choses les plus incroyables, si ce n’est la plus incroyable : la vie.
Réussir à créer un être vivant de toutes pièces, à l’image qu’il le désirait, devenant ainsi un dieu au sens propre, architecte de la vie…



(Mal)Heureusement, cette ascension fut de courte durée. Car malgré la haute technologie et l’avancée constante de la science, le monde, ou plus précisément, les continents, étaient fragmentés en territoires, en pays, en nations. Tous déterminés précisément par des frontières, divisant alors les peuples.
Ainsi, certains avaient accès à un niveau de vie et de bien-être plus qu’acceptable, tandis que les autres sombraient dans la misère. L’argent était le vecteur de tous les maux, et plus les hommes en avaient, plus ils en désiraient ; insatiables et cupides d’un côté, miséreux et exploités de l’autre.
Bien sur, cette présentation s’étendait à une échelle mondiale, et était donc nuancée par endroit, mais cela n’empêcha pas le pire de se réaliser…

Une guerre sans précédent éclata entre diverses nations, entrainant les pays les uns après les autres dans une lutte sanglante. Terravictus n’était plus qu’un immense champ de bataille, où les explosions couvraient le bruit des râles, embrasant le ciel jusqu’aux étoiles, enveloppant le monde d’un nuage de mort…
Et alors que les conflits résonnaient jusqu’aux entrailles de la terre, la planète se mit à vibrer, faisant l’écho de toutes ces vies perdues, et de ce monde vicié. Les éléments se déchainèrent alors : La terre se craquela, réveillant des volcans endormis depuis l’aube des temps, vomissant un magma corrosif ; le ciel noir de nuages et de poussières déversait sur le monde des pluies corrosives en abondance tandis que se déchaînait les océans, engloutissant des continents entiers…




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Second Opuscule

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Quelques heures, quelques jours, quelques mois. Ou peut-être des années. Personne ne le sait…
Le ciel lassé de tant de ravage, déversa, durant plusieurs jours, sur les flammes de la destruction, une tristesse ineffable. Comme pour laver un passé douloureux et meurtrie jusqu’au cœur, Terravictus cessa un instant de tourner, désobéissant aux lois de l’univers, hésitant même à continuer sa route…
Enfin, dans un ultime effort, elle consentit d’offrir une ultime chance à ceux qui la négligeaient, ingrats de sa générosité…
Elle se releva, expirant tout les malheurs accomplis jusqu’alors, puis aspirant à une nouvelle vie, repris sa course…

Terravictus avait alors bien changé. Il ne restait plus qu’un fragment de terre émergeant à la surface d’un océan unique. Le paysage s’était complètement transformé. Les montagnes n’étaient plus que poussière, remplacées par les ruines d’anciens bâtiments d’une civilisation perdue. Les forêts consumées ne laissaient comme décors qu’une steppe ardente jonchée de corps sans vie ; tandis que le ciel déchiré, laissait entrevoir par delà les nuages de poussières électriques, deux yeux jaunis ; lunes blafardes meurtries de visions cauchemardesques…



Mais parmi tous ces décombres, La Mort avait-elle oublié ? Ou peut-être était-elle surchargée de travail ? Quoiqu’il en soit, La Vie semblait s’accrocher à elle-même, refusant l’inévitable, rejetant le néant qui s’installait peu à peu en ce bas monde.
Et c’est ainsi que l’on vit se relever, seul la plupart du temps, parfois en petit groupe, des animaux et même des hommes et des femmes, animés par la même volonté : celle de survivre…



Des générations plus tard, les rescapés avaient formé de petits villages – à partir des débris d’une guerre absurde – afin d’entretenir leur résolution, et d’éviter l’extinction de la race humaine.
Acceptant leur sort, ils décidèrent ensemble de prendre un nouveau départ…

Au fil du temps, ils baptisèrent ce nouveau continent Rinascere – qui signifie renaissance – et bâtirent en son centre les fondations de la futur capitale de cette jeune nation : Ren’Mei.
Ils réussirent à mettre en place un gouvernement stable, dirigé par le Grand Conseil, un groupe de sept personnes choisies aléatoirement dans la population active et remplacé tous les trois ans.
Une langue unique fut choisie et imposé à tous, de façon à éviter la moindre barrière culturelle.
Un nouveau calendrier fut créé, composé de huit mois, eux-mêmes décomptés en neuf semaines de cinq jours.
Le culte d’un ou plusieurs dieux était toléré, mais la propagande à ses propres croyances était prohibée ; Celui qui désirait faire l’apologie de ses convictions religieuses était immédiatement enfermé, sans aucune forme de procès.

Enfin, une dernière injonction était imposée ; la science étant à l’origine de ce bouleversement, celle-ci était rigoureusement contrôlée, pour ne pas dire bannie. Toute invention scientifique ou technologique, d’une propre initiative, ou découverte dans les décombres de l’ancienne civilisation était soigneusement inspectée et jugée par le Grand Conseil. En cas de non-conformité avec les nouvelles institutions, elle était immédiatement détruite, et son créateur interdit d’effectuer d’autres avancées en rapport avec la dite invention ; sous peine d’emprisonnement.



Ainsi, cette nouvelle communauté humaine se développait lentement, mais avec la certitude de progresser dans la bonne voie, en harmonie avec la nature et leur nouvelle morale…

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le Dim 27 Nov 2011 - 22:15
Intéressant, car on peut y calquer la situation actuelle. Donc si je comprend bien, le thème principale est surtout de montrer que le progrès technologique n'est que la source d'une autodestruction de l'humanité, de plus que le thème du progrès est un thème très débattu par les philosophes du 21ème siècle. Si tu veux approfondir le sujet, je pourrais te passer quelques sources, si besoin pour développer ou trouver l'inspiration.

C'est bien écrit ^^
Pharazon
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le Lun 28 Nov 2011 - 19:34
Disons que cette ancienne humanité peut ressembler à la notre, mais ce n'est pas vraiment le débat.^^
ça m'a surtout permis de poser la nouvelle structure d'une société plus ou moins idéale, afin que le joueur ne se sente pas perdu sur ces ruines nouvelles.
Mais ce ne sera pas l'intrigue principale du jeu Smile
Et je pense que le gameplay sera intéressant ; même s'il risque d'être difficile à mettre en place.


Merci Smile
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